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Mon Coeur en Images

Le mardi 12 août 2014

Dans Les 7 clés du leadership au féminin, j'encourage les femmes à prendre le temps de faire des activités créatives, des choses qu'elles aiment. Je pense que ce temps est aussi important que celui qu'on passe à faire un 'to do list', à aller au gym ou à passer l'aspirateur. S'aérer l'esprit, avoir du plaisir, ça permet de traverser les aléas du quotidien avec plus d'allégresse même si on croule sous les responsabilités. Un peu comme être en amour, créer, ça donne du souffle, de l'énergie, ça met de la couleur dans notre vie. C'est ce qui est arrivé à Nathalie Corbeil, qui va partager dans cette chronique, le fruit de sa passion. Le goût et les aptitudes qu'elle s'est découvert pour la photographie, lui ont littéralement donné des ailes. Cette enseignante en adaptation scolaire, maman de deux belles filles, en couple depuis plusieurs années, s'est trouvé un passe temps qui lui permet de lâcher prise, penser à elle, se laisser aller au coeur de sa créativité. La photographie lui permet aussi, de traverser d'une façon bien à elle, les intempéries de la vie. Je lui laisse vous raconter. Janie

Je ne sais plus ce que je faisais exactement mais je l’ai entendue rêver. Ma Valentine.  À quoi peut bien rêver une vieille chienne de 13 ans?  Ma tête et mon cœur se sont emplis d’images, réelles et imaginaires. Je l’ai imaginée courant dans un champ avec son amie Daisy, recevant son toutou-grenouille qui ne la quittera plus toute sa vie durant, pataugeant dans un lac de croquettes ou m’accompagnant de hurlements sur nos chansons préférées.  À ce moment précis, j’ai eu le besoin de faire des photos de ma compagne animale. Vraiment le besoin et non pas l’envie. C’est ce que la photographie m’a apporté; le besoin, immense, de célébrer la vie.

J’ai acheté ma première caméra il y a deux ans, avec des points Air Miles accumulés depuis ce qui me semble être une éternité.  Depuis quelques années, j’étais attirée par ces magnifiques photographies qui paraissaient dans le World Press Photos et autres. J’avais envie d’adopter cette forme de communication qui, pour moi, disait tout. Une fois l’appareil entre les mains, je ne savais que faire de lui. Tous les apprentissages qui m’attendaient me donnaient le vertige mais je savais qu’il allait me permettre de faire des images, de développer ma créativité et communiquer.  J’ignorais que ce faisant, j’allais apprendre à mieux vivre, plus intensément.  Une passion naissait en moi.  Comme les joggers qui doivent absolument courir, j’ai fini par me sentir mal lorsque je ne faisais pas de photos pendant trois jours consécutifs.

Mais vivre une passion amène son lot d’émotions intenses.  Ma passion ressemble aux photos qui attirent mon attention; celles très contrastées, où l’on enfreint les règles, où l’on verse dans une douceur si fragile ou dans un univers choquant et percutant.  Le juste milieu ne me parle pas beaucoup. Alors entre ce que ma tête imagine, ce que mon cœur désire comme image et ce que je suis capable d’accomplir, l’écart est parfois trop grand!  Je me décourage.  Je me sens seule. Et puis…je réussis une photo qui me parle de l’essence de la vie et ça me suffit pour repartir de plus belle! De vraies montagnes russes émotionnelles que j’apprends à accepter tranquillement.

Maintenant, je comprends un peu mieux pourquoi je ne pourrais plus me passer de cette forme d’art photographique.  Derrière une maman fatiguée qui allaite, un enfant au genou écorché ou un vieil éléphant qui peine à marcher, il y a une vie qui mérite d’être racontée. Toutes nos vies le méritent.

Entre les premiers et les derniers mots écrits dans ce billet, un mois est passé.  Ma vieille Valentine, atteinte du cancer de la rate nous a quittés. J’ai aimé cette chienne autant qu’on peut aimer un animal qui partage notre vie pendant presque 14 ans.  Elle détournait le regard ou s’éloignait de moi à chaque fois que je m’approchais d’elle avec ma caméra.  Elle refusait que je la prenne en photo.  Pourtant…  Deux jours avant sa mort, elle a fixé mon objectif et tenu la pose de longues secondes.  Je suis persuadée qu’elle savait… Elle m’a offert le plus merveilleux des cadeaux.  Une image tendre que je porterai en moi pour toujours.  C’est le pouvoir que j’accorde à l’image et à l’amour.

Nathalie Corbeil 

 

 

 

 


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